Vous pensez à ce conflit en boucle, vous ne savez plus quoi faire, et vos proches ne savent plus quoi vous dire. Le coaching de conflit vous offre un espace pour retrouver de la lucidité et décider enfin par vous-même.
Vous avez retourné cette situation dans tous les sens, des dizaines de fois, sans avancer.
Vous en avez parlé à vos proches, vous avez lu des articles, écouté des podcasts, peut-être interrogé une intelligence artificielle : et vous êtes toujours au même point.
Ce conflit occupe une place que personne autour de vous ne mesure vraiment
Au début, vous en avez probablement parlé. Vous avez raconté ce qui s'était passé, les paroles qui vous ont blessé, les messages restés sans réponse, cette conversation après laquelle plus rien n'a été pareil.
Vos proches ont essayé de vous aider. L'un vous a conseillé de ne plus répondre. Un autre de dire enfin ce que vous pensez. Certains ont pris votre parti immédiatement. D'autres vous ont demandé de relativiser ou de « passer à autre chose ».
Aucune de ces réponses ne vous a réellement soulagé. Vous avez eu le sentiment qu'ils ne mesuraient pas ce qui se jouait, que leurs conseils étaient trop simples, ou impossibles à appliquer dans votre situation réelle.
Puis quelque chose a changé. Vos proches sont revenus plus vite aux mêmes conclusions. Certains ont changé de sujet. D'autres vous ont fait comprendre qu'ils ne savaient plus quoi vous dire. Quelques-uns se sont même sentis rejetés après avoir voulu vous aider.
⚠️Alors vous avez moins parlé. Mais le conflit, lui, n'a pas cessé.
Vous avez continué à rejouer les conversations, à chercher ce que vous auriez dû répondre, à imaginer la prochaine rencontre, à vous demander ce que l'autre prépare.
D'autres personnes vivent cet isolement autrement : elles n'en ont presque jamais parlé. Par crainte d'être jugées, de déranger, de révéler une situation familiale ou professionnelle délicate, ou d'officialiser un problème qu'elles espèrent encore voir disparaître. Le résultat est le même : un effort de réflexion considérable, fourni seul, alors que le conflit perturbe justement la capacité de réfléchir.
Vous ne ressassez pas parce que vous refusez d'avancer
Quand vous racontez plusieurs fois les mêmes faits, votre entourage peut croire que vous refusez de tourner la page. Vous vous reprochez peut-être vous-même de « trop penser ».
Pourtant, votre esprit ne revient pas sur cette histoire par plaisir. Il tente de résoudre quelque chose qui reste ouvert. Vous ne comprenez pas exactement ce qui s'est passé. Vous cherchez ce que l'autre voulait dire. Vous hésitez sur votre propre part. Vous ne savez pas si vous devez encore espérer, répondre, vous défendre, vous expliquer ou renoncer.
Le problème, c'est que cette réflexion finit par tourner en boucle. Vous examinez un détail, puis un autre. Vous trouvez une explication, puis vous la démolissez. Une décision vous paraît évidente le soir et absurde le lendemain matin. Vous rédigez un message, vous l'effacez, vous en écrivez un autre.
Plus vous réfléchissez, moins vous avez le sentiment d'avancer.
Le conflit brouille peu à peu la frontière entre ce que vous savez, ce que vous supposez, ce que vous craignez et ce que vous espérez encore.
Vous ne manquez ni d'intelligence, ni de volonté, ni de capacité à communiquer. Vous manquez d'un espace suffisamment disponible pour entendre autrement votre propre réflexion.
Le conflit ne produit pas seulement un désaccord : il vous transforme
Un conflit qui dure ne reste pas à l'extérieur de vous. Il modifie progressivement votre manière de penser, de ressentir et d'interagir.
Vous devenez plus sensible au moindre signe de rejet, d'attaque ou de mauvaise foi. Une phrase ambiguë prend une importance démesurée. Un silence semble confirmer tout ce que vous redoutiez.
Vos émotions occupent davantage de place : colère, peur, tristesse, honte, humiliation, sentiment d'injustice. Vous savez parfois que votre réaction va aggraver les choses, sans parvenir à faire autrement sur le moment.
Ce mouvement porte un nom simple : vous êtes déstabilisé. Vous perdez momentanément une partie de vos moyens habituels : organiser votre pensée, hiérarchiser, supporter l'incertitude.
Dans le même temps, vous vous fermez à l'autre. Son point de vue devient inaudible. Son nom, sa présence ou un simple message réactive tout ce que vous avez vécu. Vous l'évitez ou vous l'attaquez. Il réagit à son tour. Sa réaction confirme votre conviction qu'il est impossible de lui parler.
- Plus le conflit vous déstabilise, plus vous réagissez sous l'effet de cette déstabilisation.
- Plus vos réactions se durcissent, plus les interactions se dégradent.
- Plus elles se dégradent, plus vous perdez votre recul.
Prendre du recul ne consiste donc pas simplement à « se calmer ». Il s'agit de retrouver assez de stabilité intérieure pour distinguer à nouveau ce que vous ressentez, ce que vous pensez et ce que vous voulez réellement. C'est exactement ce phénomène qui explique pourquoi un conflit qui s'enlise devient si difficile à traiter avec les seuls outils de communication.
Pourquoi vos proches ne parviennent plus à vous aider
Vos proches cherchent à vous soulager. Mais ils le font avec leurs expériences, leurs valeurs et leur manière de réagir.
Ils vous conseillent ce qu'ils feraient à votre place, alors qu'ils ne vivront pas les conséquences de cette décision. Ils cherchent souvent à réduire vite votre souffrance : couper les ponts, pardonner, répondre, ne plus répondre, prendre un avocat.
Ces conseils ne sont pas mauvais. Ils arrivent simplement trop tôt, avant que vous ayez pu identifier ce qui vous préoccupe réellement.
Certains prennent entièrement votre parti : cela fait du bien, mais ne vous aide pas à comprendre pourquoi vous restez bloqué. D'autres défendent trop vite le point de vue de l'autre : vous vous sentez alors encore plus seul.
⚠️Même bien intentionnés, vos proches ont besoin que vous alliez mieux. Votre souffrance les affecte, et leur affection rend impossible une écoute totalement disponible.
Ils s'épuisent aussi. Entendre la même situation pendant des semaines, des mois, parfois des années, sans parvenir à vous soulager, produit un sentiment d'impuissance. Ils proposent alors des solutions plus fermes, et quand vous ne les suivez pas, ils concluent que vous ne voulez pas être aidé.
Ce décalage ne signifie pas que vous êtes devenu impossible à écouter. Il montre que l'entourage ne peut pas offrir le type d'espace dont on a besoin quand un conflit s'est complexifié.
Accumuler des conseils ne suffit pas
Quand vous ne savez plus quoi faire, vous cherchez d'autres réponses. Vous lisez sur les relations toxiques, la communication, la manipulation, la gestion des conflits. Vous trouvez des phrases à employer, des techniques pour poser des limites, des explications sur le comportement de l'autre.
Ces ressources sont utiles. Mais une information supplémentaire ne produit pas davantage de lucidité.
Vous pouvez connaître plusieurs méthodes de communication et ne toujours pas savoir si vous souhaitez parler à l'autre. Vous pouvez savoir comment poser une limite sans avoir déterminé laquelle vous voulez poser. Vous pouvez comprendre qu'il faut prendre du recul sans y parvenir seul.
Votre difficulté n'est pas toujours l'absence de réponse. C'est parfois l'impossibilité de savoir à quelle question vous avez réellement besoin de répondre.
Et si vous interrogez une intelligence artificielle ?
Une IA reformule un message, organise des informations, propose plusieurs interprétations. Elle est disponible immédiatement et ne se lasse pas de votre histoire.
Mais elle répond principalement à la question que vous lui posez. Or, quand un conflit vous déstabilise, vous ne savez pas toujours quelle est la question essentielle.
♥ Vous demandez : « Que dois-je répondre à ce message ? » alors que votre vraie difficulté est de savoir si vous voulez poursuivre cet échange.
♥ Vous demandez : « Comment lui faire comprendre qu'il a tort ? » alors que vous souffrez surtout de ne pas vous sentir reconnu.
♥ Vous demandez : « Est-ce une personne toxique ? » alors que vous cherchez ce que vous êtes encore prêt à accepter.
♥ Vous demandez : « Dois-je proposer une médiation ? » alors que vous ne savez pas si vous souhaitez rencontrer l'autre.
Multiplier les options ne vous aide pas à percevoir CE QUI COMPTE VRAIMENT POUR VOUS. Vous avez besoin d'un interlocuteur qui entende vos hésitations, vos changements de direction, les mots sur lesquels vous revenez et les contradictions qui ont un sens dans votre histoire. C'est toute la question des limites de l'IA en gestion des conflits.
Qu'est-ce que le coaching de conflit ?
Le coaching de conflit est un accompagnement individuel et confidentiel centré sur la situation conflictuelle que vous vivez. On l'appelle aussi accompagnement individuel en situation de conflit.
Vous n'avez pas besoin que l'autre participe. Vous n'avez pas besoin d'avoir décidé de demander une médiation, de reprendre contact ou de rompre. Vous pouvez venir simplement parce que vous ne parvenez plus à réfléchir seul de manière satisfaisante.
Vous n'avez pas à présenter une histoire parfaitement ordonnée, ni à savoir exactement ce que vous attendez de la séance.
Vous pouvez commencer par : « Je ne sais plus quoi penser de cette situation. » C'est un point de départ suffisant.
Ce que vous pouvez concrètement en obtenir
Le conflit ne disparaît pas en une séance. L'autre ne change pas automatiquement, la relation n'est pas réparée d'un coup. Mais la situation cesse d'occuper exactement la même place.
Ce qui était compact commence à se différencier
Vous distinguez à nouveau les faits, vos interprétations, vos émotions, vos attentes et vos craintes. Vous comprenez mieux ce qui vous atteint réellement, ce que vous attendez encore, entre quelles possibilités vous hésitez.
Vous découvrez parfois que la question qui vous obsédait n'était pas la seule question importante.
Vos contradictions deviennent lisibles au lieu de vous paralyser
Une partie de vous veut reprendre le dialogue. Une autre ne veut plus courir le risque d'être blessée. Vous affirmez ne plus rien attendre, mais vous revenez sur le besoin que l'autre reconnaisse ce qu'il a fait. Vous voulez que cela s'arrête, mais vous craignez qu'en cessant de répondre, votre version disparaisse.
Ces contradictions ne servent pas à vous mettre en défaut. Elles montrent que plusieurs choses importantes coexistent en vous : la protection, l'attachement, la justice, la reconnaissance, la dignité, ou la peur de perdre une relation essentielle. Les rendre visibles, sans décider à votre place laquelle doit l'emporter, change immédiatement votre marge de manœuvre.
Retrouver de la lucidité ne veut pas dire devenir froid
La lucidité n'est pas l'absence d'émotion. Votre colère indique qu'une limite a été franchie. Votre peur signale un risque que vous ne voulez plus minimiser. Votre tristesse dit ce que cette relation représentait. Votre sentiment d'injustice exprime un besoin d'équité ou de reconnaissance.
Le problème n'est pas que vous ressentiez quelque chose. Il apparaît quand l'intensité de ce que vous ressentez réduit vos possibilités de comprendre, de choisir et d'agir. La peur du pire en est l'exemple le plus fréquent : elle produit souvent exactement ce qu'elle redoute.
Vous redevenez celui qui décide
Selon votre situation, vous pouvez repartir avec assez de recul pour prendre une décision, différer une réponse, tenter quelque chose de différent, ou reconnaître que vous ne souhaitez plus poursuivre certains échanges.
Vous ne repartez pas avec une décision imposée. Vous repartez avec une réflexion redevenue accessible, et avec le sentiment de ne plus être seul dans l'effort que vous fournissez.
C'est le point le plus souvent sous-estimé : quand une personne retrouve sa clarté, elle agit différemment lors de la prochaine interaction. Et c'est très souvent CE GESTE-LÀ, fait par une seule personne, qui enclenche le changement. Vous pouvez, tout seul, transformer le conflit.
Comment se déroule un coaching de conflit
Vous n'avez pas besoin de connaître la méthode pour en bénéficier. Ce qui compte, c'est de savoir ce que vous allez trouver, et ce qu'on ne vous imposera pas.
Une écoute qui ne vous laisse pas seul avec vos pensées
Être écouté ne consiste pas à raconter les événements pendant qu'une personne se tait. L'écoute est ici active, attentive et engagée.
Le professionnel est présent dans l'échange. Il vous aide à mieux entendre ce que vous êtes en train d'exprimer : il reformule une phrase qui semble décisive pour vous, rapproche des éléments apparus à des moments différents, vous renvoie une hésitation que vous n'aviez pas encore perçue.
Ce qui est déjà en vous devient audible pour vous.
Non directif ne veut pas dire passif
Quand vous êtes épuisé, vous pouvez demander : « Dites-moi ce que je dois faire. » La demande est légitime. Vous espérez qu'un regard extérieur voie enfin la solution qui vous échappe.
Pourtant, personne ne vivra les conséquences de votre décision à votre place. Le professionnel ne connaît pas l'autre comme vous le connaissez, ne peut pas prévoir sa réaction, et ignore ce que vous pourrez réellement assumer dans votre vie.
Le coaching de conflit repose donc sur une présence forte, mais non directive :
- il intervient, reformule, résume, vérifie ce qu'il a compris ;
- il ne choisit pas le sujet dont vous devriez parler ;
- il ne vous conduit pas automatiquement vers la réconciliation, le pardon ou la rupture ;
- il ne cherche pas à vous convaincre que vous avez mal compris les intentions de l'autre.
Vous restez la personne qui sait ce qu'elle peut supporter, ce qu'elle veut encore tenter, ce qu'elle ne veut plus accepter.
Un cadre posé avec vous, pas au-dessus de vous
Dès le premier échange, ce que vous venez chercher et ce qui peut vous être offert sont clarifiés ensemble. Ce point est régulièrement réévalué : est-ce que cette manière de travailler vous convient toujours ?
Les séances se déroulent en visioconférence, ce qui permet de consulter quel que soit votre lieu de résidence et avec une grande discrétion.
Le coach de conflit ne prend pas parti. Il ne cherche ni à confirmer que vous avez raison, ni à excuser l'autre. Il reste centré sur votre expérience : qu'est-ce qui se passe pour vous quand vous pensez à cette personne ? Qu'est-ce qui vous atteint le plus ? Entre quelles possibilités hésitez-vous ?
Vous possédez déjà des capacités que le conflit rend inaccessibles
Le coaching de conflit ne part pas de l'idée qu'il faudrait vous rendre capable.
Dans votre vie, vous avez déjà pris des décisions difficiles, traversé des désaccords, compris des situations complexes, communiqué avec des personnes très différentes de vous.
Mais quand l'interaction se dégrade, ces capacités deviennent momentanément moins accessibles. Vous doutez davantage. Vous vous sentez envahi. Vous ne reconnaissez plus votre propre manière d'agir.
L'accompagnement ne fabrique pas une compétence qui vous manquerait. Il réunit les conditions dans lesquelles vous pouvez retrouver vos ressources. Vous recommencez à percevoir des choix là où vous ne voyiez plus que deux mauvaises solutions.
À qui s'adresse le coaching de conflit ?
Le point commun n'est pas le domaine du conflit. C'est le sentiment de ne plus parvenir à y réfléchir seul de façon satisfaisante.
♠ Un conflit familial avec un parent, un frère, une sœur, un enfant, un ancien conjoint.
♠ Un conflit au travail avec un collègue, un responsable, un associé, un client ou un employeur.
♠ Une rupture de dialogue dans le couple, un conflit de voisinage, un différend avec un artisan ou un professionnel.
♠ Une situation où l'autre refuse de parler, nie le problème, ou ne répond plus.
♠ Une situation où vous, vous n'êtes pas prêt à le rencontrer.
Quand la médiation est refusée, impossible ou prématurée
La médiation suppose que les personnes concernées acceptent d'entrer dans un processus commun. Ce n'est pas toujours possible : il existe des situations où la médiation n'est pas envisageable, et d'autres où les conditions du dialogue ne sont tout simplement pas réunies.
L'absence de médiation ne signifie pas que vous devez rester seul avec le conflit. Le coaching de conflit ne cherche pas à organiser artificiellement un dialogue absent : il travaille sur la manière dont vous vivez la situation et sur ce que vous voulez en faire.
Parfois, ce travail conduit à engager une conversation différente. Parfois, il aide à réagir autrement lors d'une interaction non choisie. Parfois, il permet de reconnaître que vous ne souhaitez pas reprendre le dialogue pour l'instant. Aucune de ces issues n'est décidée à l'avance.
Avant, pendant, après
Ce cadre est utile à plusieurs moments : avant de choisir une démarche, pendant qu'une procédure se déroule, ou après, quand la décision est tombée mais que quelque chose continue. Il peut aussi, le moment venu, servir à vous préparer à une médiation, ou vous conduire vers un format adapté comme la médiation navette si le face-à-face reste trop risqué. Le choix entre travailler seul ou tous ensemble se décide avec vous, jamais contre vous.
Faire un travail individuel ne signifie pas que vous êtes responsable de tout
Consulter seul suscite souvent une inquiétude légitime : « Est-ce que cela veut dire que c'est à moi de changer, alors que l'autre est aussi responsable ? »
Non.
Travailler sur ce qui se passe pour vous ne signifie pas porter toute la responsabilité, réparer seul la relation, ou compenser les comportements de l'autre. Cela ne signifie pas non plus que le conflit disparaîtra si vous trouvez les mots parfaits.
Un conflit est une interaction, mais les responsabilités ne sont pas nécessairement égales. Certains comportements sont inacceptables, intimidants ou violents. L'accompagnement ne doit jamais conduire à minimiser ce que vous subissez, notamment dans les conflits asymétriques ou les situations de harcèlement moral.
Le coaching de conflit vous aide à reprendre ce qui vous appartient : vos perceptions, vos besoins, vos limites, vos choix et votre manière de répondre. Il ne vous attribue pas ce qui appartient à l'autre.
Ce que le coaching de conflit n'est pas
♣ Ce n'est pas une médiation : l'autre n'est pas présent et aucun accord commun n'est recherché pendant la séance.
♣ Ce n'est pas une consultation juridique : vos droits ne sont pas déterminés et rien ne remplace un avocat.
♣ Ce n'est pas une consultation stratégique où un expert analyserait les rapports de force pour vous recommander une conduite précise. Lorsque ce besoin existe, il relève d'un accompagnement distinct, plus stratégique.
♣ Ce n'est pas nécessairement une psychothérapie : le travail reste centré sur une situation conflictuelle actuelle et sur ses effets sur vous.
Lorsque le conflit réactive une souffrance ancienne, un traumatisme, ou des difficultés qui se répètent dans de nombreuses relations, une démarche psychothérapeutique peut être proposée séparément.
⚠️En présence de violences, de menaces, d'emprise ou d'un danger immédiat, le coaching de conflit ne remplace ni les mesures de protection, ni les soins, ni les démarches juridiques nécessaires. Cette limite doit être posée clairement, dès le premier échange.
Vous n'êtes pas obligé de continuer à porter cela seul
Vous avez déjà beaucoup réfléchi. Vous avez parlé à vos proches, lu, écouté, cherché. Toutes ces ressources ont pu vous apporter des éléments utiles.
Mais accumuler des réponses ne suffit pas quand vous ne savez plus quelle est votre véritable question.
Le coaching de conflit vous offre un espace où vous n'avez pas besoin d'arriver avec une histoire ordonnée, une décision prise ou un objectif précis. Vous pouvez venir avec votre confusion, vos hésitations, votre colère, votre fatigue, ou cette impression de revenir toujours au même point.
Vous n'y trouverez pas quelqu'un qui décidera à votre place. Vous y trouverez un interlocuteur disponible pour que vous ne restiez plus seul dans votre effort de réflexion, pour reprendre de la hauteur, et pour retrouver votre propre capacité de décision. Si vous hésitez encore sur le bon moment, cet article sur les conflits personnels et le moment de demander de l'aide peut vous éclairer.
Questions fréquentes sur le coaching de conflit
Quelle est la différence entre le coaching de conflit et la médiation ?
La médiation réunit les personnes concernées dans un processus commun. Le coaching de conflit se déroule uniquement avec vous, sans l'accord ni la présence de l'autre. Il est utile lorsque la médiation est refusée, impossible, prématurée, ou lorsque vous avez d'abord besoin de comprendre ce que vous vivez.
Puis-je consulter si l'autre refuse de parler ?
Oui. Aucune participation de l'autre n'est nécessaire. Le coaching de conflit ne le changera pas à distance, mais il vous permet de ne plus dépendre entièrement de sa coopération pour retrouver du recul, choisir votre position et décider de ce que vous tentez ou non.
Le professionnel va-t-il me dire quoi faire ?
Non, car personne ne vivra vos décisions à votre place. Il est pourtant très présent : il écoute, reformule, résume et met en évidence vos hésitations comme vos priorités. Mais il ne choisit ni votre décision, ni la relation que vous devriez préserver ou interrompre.
Combien de séances sont nécessaires ?
Souvent peu. Une séance suffit parfois à retrouver un premier recul et à rendre une décision accessible. Quelques rendez-vous peuvent être utiles si la situation évolue ou si une échéance approche. La durée n'est jamais fixée d'avance : elle se réévalue avec vous.
Puis-je utiliser une intelligence artificielle à la place ?
Une intelligence artificielle répond à la question que vous lui posez. Or, dans un conflit, la difficulté est justement de savoir quelle est la bonne question. Un accompagnement humain entend vos hésitations, vos contradictions et leur évolution : aucune réponse générée ne remplace cela.
TEST : ce conflit vous laisse-t-il encore la capacité de décider ?Pour chacune des 12 questions, choisissez la réponse la plus proche de votre situation réelle et notez la lettre. Le barème ne se trouve qu'après la dernière question, et il n'est volontairement pas régulier : ne cherchez pas à deviner quelle réponse « vaut » le plus. Ce test est un outil d'orientation. Il ne constitue ni un test psychologique validé, ni un diagnostic médical. |
| 1. À quelle fréquence rejouez-vous mentalement les échanges liés à ce conflit ? A. Rarement, cela me traverse l'esprit sans s'installer B. Souvent, surtout après un échange ou un événement C. Presque en permanence, y compris quand je fais autre chose |
| 2. Où en êtes-vous avec votre entourage à propos de cette situation ? A. Je n'en parle presque à personne, je porte cela seul B. J'en parle et mes proches m'aident réellement à y voir clair C. J'en parle encore, mais j'ai le sentiment de tourner en rond avec eux |
| 3. Quel effet ce conflit a-t-il sur votre sommeil, votre concentration ou votre disponibilité ? A. Quelques moments de fatigue, sans conséquence durable B. Un effet net et durable : sommeil, travail, présence à mes proches C. Un effet réel certains jours, puis cela se calme |
| 4. Comment se présentent vos intentions vis-à-vis de l'autre personne ? A. J'hésite selon les jours, sans direction stable B. Je sais globalement ce que je veux faire et je m'y tiens C. J'alterne fortement entre l'envie de tout dire et celle de couper définitivement |
| 5. Savez-vous ce que vous attendez encore de l'autre ou de la relation ? A. Je ne sais plus du tout ce que j'attends B. Je le sais à peu près, mais cela change souvent C. Je le sais clairement, même si c'est difficile à obtenir |
| 6. Que se passe-t-il pour vous pendant une interaction avec cette personne ? A. Je reste globalement moi-même B. Je perds mes moyens : je m'emporte, je me fige, ou je cède contre mon gré C. Je suis tendu, mais je garde le fil de ce que je veux dire |
| 7. Qu'avez-vous déjà tenté pour faire évoluer la situation ? A. Une ou deux tentatives, sans résultat durable B. Plusieurs tentatives, dont certaines ont aggravé les choses C. Rien de vraiment volontaire pour l'instant |
| 8. Où en êtes-vous de votre recherche d'informations et de conseils ? A. J'ai lu ou écouté quelques contenus sur le sujet B. Je ne me suis pas encore vraiment renseigné C. J'ai accumulé articles, vidéos, avis et réponses d'IA sans y voir plus clair |
| 9. Quelle est votre position par rapport au point de vue de l'autre ? A. Sa version me paraît essentiellement de mauvaise foi B. Je peux encore imaginer comment il voit les choses, même sans être d'accord C. Je ne supporte plus d'entendre son point de vue, ni parfois son nom |
| 10. Une échéance est-elle en vue ? A. Aucune échéance particulière ne se profile B. Oui : un échange, une réunion, une décision ou une procédure approche C. Rien de daté, mais je sais qu'un contact aura lieu tôt ou tard |
| 11. Comment vivez-vous vos décisions concernant cette situation ? A. Je change d'avis sans arrêt et je n'arrive plus à trancher B. Je décide, mais je reviens souvent dessus ensuite C. Je décide et je m'y tiens |
| 12. Qu'est-ce que vous cherchez en priorité aujourd'hui ? A. Une information ou un avis technique sur mes options B. Un espace pour réfléchir sans être jugé, conseillé trop vite, ni remplacé dans mes décisions C. Quelqu'un qui me dise enfin quoi faire |
| Le barème Additionnez les points correspondant à vos réponses. Q1 : A = 0 · B = 2 · C = 4 Total possible : de 3 à 41 points.Q2 : A = 3 · B = 0 · C = 1 Q3 : A = 1 · B = 4 · C = 2 Q4 : A = 2 · B = 0 · C = 3 Q5 : A = 4 · B = 1 · C = 0 Q6 : A = 0 · B = 3 · C = 1 Q7 : A = 2 · B = 4 · C = 0 Q8 : A = 1 · B = 0 · C = 3 Q9 : A = 3 · B = 1 · C = 4 Q10 : A = 0 · B = 2 · C = 1 Q11 : A = 4 · B = 2 · C = 0 Q12 : A = 1 · B = 3 · C = 2 |
| Vos résultats ✦ De 3 à 13 points : le conflit reste à sa place La situation est pesante, mais vous conservez l'essentiel de votre capacité de réflexion et des appuis autour de vous. Une séance peut néanmoins être utile si une question précise reste bloquée, ou si une interaction importante approche et que vous voulez l'aborder autrement. ✦ De 14 à 25 points : le conflit commence à occuper votre réflexion Une part significative de votre énergie mentale est mobilisée, et votre recul diminue. Vous cherchez probablement la bonne réponse alors que votre vraie difficulté est de savoir quelle est votre question. Un espace individuel vous aiderait à différencier ce que vous savez, ce que vous craignez et ce que vous attendez encore. ✦ De 26 à 41 points : le conflit dirige votre pensée et vos réactions Vous êtes probablement isolé, épuisé, et enfermé dans des réactions qui ne vous ressemblent plus. Continuer seul revient à demander votre meilleure réflexion à un esprit que le conflit empêche justement de réfléchir. Ne pas rester seul avec cette situation est ici la décision la plus utile, et souvent la plus rapide. Quel que soit votre score : si vous êtes exposé à des menaces, à des violences, à une emprise ou à un danger immédiat, recherchez en priorité les mesures de protection et les professionnels adaptés. |
| Je ne veux plus réfléchir seul à ce conflit |
Karine BIAVA - RESOVCO (2026)
Consultante, coach et médiatrice en résolution de conflits
RESOV'CO Cabinet de Conseils et de Coaching en gestion de conflits – Cabinet de Médiation
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