Podcast : 43. COMMENT se passe une médiation ? SE PRÉPARER change tout

Publié par Karine Biava
Le 13/09/2026

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43. COMMENT se passe une médiation ? SE PRÉPARER change tout

Comment se passe une médiation ? Déroulement des séances, préparation et témoignage. Que se passe-t-il vraiment pendant une séance de médiation, et pourquoi la préparation change-t-elle tout ?

Description

43. Comment se passe une médiation et comment s'y préparer ?

Vous connaissez vos droits. Vous avez lu comment se déroule une séance. Et pourtant une question reste sans réponse : comment allez-vous tenir en face de l'autre, le jour venu ?


Ce que personne ne vous explique avant d'entrer dans la salle

Sandrine a accepté de témoigner ici. Quinze ans de vie commune, un restaurant construit à deux, un fils de dix ans, une trahison découverte. Trois sujets totalement imbriqués, une séparation à organiser, et cette peur double : exploser, ou tout accepter pour que ça s'arrête enfin.


Savoir n'est pas faire

On peut connaître ses droits sur le bout des doigts et céder en vingt minutes parce qu'on est épuisé. Le droit ne représente qu'une partie de ce qui se joue en médiation. Tout le reste appartient à la relation, aux émotions, à la communication et à la capacité à tenir sa position sous pression.


Les trois mouvements d'une préparation sérieuse

  • DÉCODER ce qui se joue vraiment pour vous, derrière l'objet du litige
  • AGIR SANS AGGRAVER, en repérant les efforts sincères qui entretiennent le conflit
  • CHOISIR LA BONNE VOIE sujet par sujet, car tout ne se traite pas de la même manière


Ce que vous allez entendre

Le récit précis d'une préparation, puis celui des trois séances de médiation qui ont suivi, avec une médiatrice indépendante. Les moments de bascule, ceux où tout aurait pu partir de travers. Et cette phrase travaillée à l'avance qui a produit un effet que Sandrine n'attendait pas du tout.

Vous découvrirez aussi pourquoi la préparation d'une seule personne suffit parfois à changer la dynamique à deux, et à quel instant très précis ce travail a pesé le plus lourd dans l'accord final.

En fin d'épisode, trois questions à vous poser par écrit dès aujourd'hui. Si vous n'avez pas de réponse claire, ce n'est pas un problème : c'est justement le signe qu'il y a quelque chose à préparer.


Pour qui est cet épisode

Vous avez une médiation qui approche, en séparation, en succession, entre associés ou avec un voisin. Vous vous demandez comment se déroulent les séances, ce que fait le médiateur et ce que vous avez le droit de refuser. Ce témoignage répond à ces questions par le vécu concret, et non par la théorie générale que vous avez déjà lue partout ailleurs.

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Transcription

Comment se passe une médiation et comment s'y préparer : le témoignage de Sandrine

Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Au Cœur du Conflit. Aujourd'hui, une question très concrète : comment se préparer à une médiation, et ce que cette préparation change réellement le jour où l'on entre dans la salle. Pour en parler, je ne suis pas seule au micro. Il y a quelques semaines, j'ai demandé à Sandrine si elle accepterait de venir témoigner. Elle a dit oui, et je l'en remercie sincèrement, parce que ce n'est pas rien de raconter publiquement une période aussi difficile.

Points clés de cet épisode

[00 : 00 : 25] Ce qui se joue avant la médiation
Pourquoi la préparation décide déjà d'une partie du résultat
[00 : 02 : 58] Quinze ans, un restaurant, un enfant
Le décor d'une séparation où absolument tout est imbriqué
[00 : 06 : 06] La médiation arrive, la peur aussi
Terrifiée d'exploser, terrifiée de céder, terrifiée de soi
[00 : 08 : 47] Savoir n'est pas faire
Pourquoi connaître ses droits ne suffit jamais dans la salle
[00 : 10 : 49] Décoder ce qui se joue vraiment
Humiliation, place niée, peur de perdre son enfant
[00 : 13 : 44] Ces efforts sincères qui aggravent tout
Messages nocturnes, besoin d'aveux, sujets mélangés
[00 : 16 : 06] Choisir la bonne voie sujet par sujet
Coparentalité, décision d'entreprise, patrimoine : trois logiques
[00 : 18 : 28] Messages essentiels, limites, scénarios
Le travail concret mené en quatre séances de préparation
[00 : 21 : 04] Le corps, l'émotion, la sortie de secours
Repérer son signal et reprendre la main sur son comportement
[00 : 23 : 46] Trois séances face à lui
Les instants de bascule et ce qui a réellement tenu
[00 : 29 : 33] Les trois mouvements et votre premier pas
Ce qu'il faut écrire avant même d'entrer dans la salle

Cliquez sur le timing pour commencer le chapitre. La lecture commencera 1s après.

Une règle de fond : préparer n'est pas médier

Avant de commencer, une précision essentielle. J'ai accompagné Sandrine pour préparer sa médiation, mais la médiation elle-même s'est déroulée avec une médiatrice indépendante. Quand on prépare l'une des personnes, on ne peut pas être le médiateur des deux. C'est impossible.


⚠️ La préparation et la médiation sont deux espaces distincts. C'est précisément cette séparation qui rend la préparation à la fois possible et légitime.


Sandrine le formule à sa manière : avec moi, elle se préparait ; en médiation, elle décidait, devant la médiatrice. Deux espaces, deux moments, deux rôles différents.

Le décor : quinze ans, un restaurant, un enfant

Sandrine et son compagnon étaient ensemble depuis quinze ans, pacsés, jamais mariés. Un fils, Théo, dix ans au moment des faits. Et un restaurant ouvert ensemble neuf ans plus tôt : lui en cuisine, elle en salle et à la comptabilité, deux commis, deux serveuses. Une petite entreprise, mais une entreprise, avec des salaires à verser tous les mois, des fournisseurs, une saison à tenir.

Puis elle découvre qu'il la trompait depuis des mois. La décision de se séparer est prise ensemble, assez vite. Mais derrière cette décision, trois problèmes énormes, qu'elle appelle des montagnes : la maison achetée à deux avec un crédit en cours, le restaurant qui est l'outil de travail des deux, et leur fils.

push_pinTrois sujets qui se touchent tous. Quitter le restaurant, c'est perdre son revenu. Perdre son revenu, c'est fragiliser sa capacité à se loger. Fragiliser son logement, c'est fragiliser le cadre de vie de son enfant. Et par-dessus tout cela, il y a la trahison.

Un conflit qui ne s'arrête jamais

Ils continuaient à travailler ensemble tous les jours, en pleine séparation, devant leurs salariés et leur clientèle. C'est une pression que beaucoup de gens sous-estiment : il n'existe aucun sas dans cette situation. On se dispute dans la réserve à voix basse pour que les commis n'entendent pas. Et le soir, ça continue par message. Impossible de discuter plus de dix minutes sans que ça dérape. Lui disait que c'était elle. Elle disait que c'était lui.

C'est la notaire, consultée pour la maison, qui a suggéré la médiation. Lui était d'accord sur le principe, elle aussi sur le papier. En réalité, elle était terrifiée. Secrètement, elle aurait aimé que la médiatrice prenne parti pour elle. On lui a dit tout de suite que ce ne serait pas le cas.

Savoir n'est pas faire

Terrifiée de quoi, précisément ? D'elle-même, d'abord. Peur d'exploser devant la médiatrice. Ou l'inverse : se figer, dire oui à tout pour que ça s'arrête, et s'en vouloir pendant des années. Elle ne dormait plus, rejouait les scènes la nuit, préparait des réponses à des phrases qu'il n'avait pas encore dites. Et une autre peur, à peine formulable : la peur de se faire avoir. Lui est très à l'aise à l'oral, charmeur, convaincant. Elle, sous pression, perd ses mots.

Elle avait pourtant tout lu. Elle savait comment se déroule une médiation. Elle avait vu la notaire pour les chiffres, consulté une avocate pour ses droits sur le PACS, l'indivision, les parts de la société. Sur le papier, elle était informée. Mais une question restait sans réponse : comment allait-elle se tenir, dans la salle, en face de lui ?

push_pinOn peut savoir qu'il faut rester calme et sentir tout monter dès que l'autre ouvre la bouche. On peut connaître ses droits sur le bout des doigts et céder en vingt minutes parce qu'on est épuisé. Le droit ne représente qu'une partie de ce qui se joue en médiation. Tout le reste appartient à la relation, aux émotions, à la communication et à la capacité à tenir sa position sous pression.

Premier axe : décoder ce qui se joue vraiment

Première séance de préparation, en visio. Elle s'attendait à des conseils, des techniques, des phrases toutes faites. Elle n'a presque rien reçu de tout cela. Elle a reçu des questions. Qu'est-ce qui vous fait le plus mal aujourd'hui quand vous pensez à lui ? Qu'est-ce que vous craignez de regretter dans cinq ans ? Elle venait parler de la maison et des parts du restaurant. On a parlé de ce qui se jouait dessous.

Derrière un litige financier, il peut y avoir une trahison vécue. Derrière un désaccord sur une entreprise, une atteinte à l'identité. Derrière une question de garde, une peur de perdre sa place.

Chez Sandrine, trois choses sont remontées. L'HUMILIATION, d'abord : le besoin que le tort soit reconnu, pas puni, reconnu. Ensuite le restaurant, qui n'était pas qu'un revenu mais neuf ans de sa vie, son projet autant que le sien, avec la peur d'être traitée comme une salariée qu'on remercie. Enfin, presque honteuse à dire, la peur que Théo choisisse son père.


⚠️ Tant que ce n'est pas nommé, cela conduit à votre place. Avant, quand elle essayait de parler du planning du restaurant, elle finissait immanquablement par reparler de la liaison. Elle croyait parler d'organisation, elle réclamait une reconnaissance.


Décoder ne veut pas dire tout mettre sur la table de la médiation. Cela veut dire savoir ce qui vous habite pour choisir ce que vous en faites. Certaines choses méritent d'être dites et entendues en séance. D'autres se travaillent ailleurs, en accompagnement individuel ou en thérapie. Confondre les deux fait très souvent dérailler les rencontres.

Deuxième axe : agir sans aggraver

Le deuxième axe, travaillé dans les semaines qui ont précédé, porte sur tout ce qu'elle faisait sincèrement pour arranger les choses, et qui les aggravait. La liste était longue : les messages de deux heures du matin, très argumentés, relus dix fois avant envoi, qui mettaient le feu à chaque fois. Le besoin de le convaincre qu'il avait tort alors qu'il était en défense. Les discussions où tout se mélangeait, commencées sur les vacances de Théo et finies sur sa liaison. Et la menace de l'avocate, brandie chaque fois qu'elle se sentait impuissante.

push_pinRelancer trop vite, se justifier, se taire trop longtemps, envoyer un message trop chargé, vouloir convaincre quelqu'un qui est en défense : ce ne sont pas des fautes, ce sont des mécanismes humains prévisibles. Et ils deviennent évitables une fois repérés.


Trois règles très simples ont été construites ensemble. Plus aucun message important après vingt et une heures, et jamais plus de cinq lignes. Un sujet par discussion. Et ne plus chercher à obtenir des aveux. En trois semaines, la température avait visiblement baissé. Il le lui a dit plus tard : c'est à ce moment qu'il a commencé à croire que la médiation pouvait fonctionner.


⚠️ La préparation d'une seule personne peut déjà changer la dynamique à deux. Vous n'avez pas besoin que l'autre se prépare pour que la vôtre produise des effets.

Troisième axe : choisir la bonne voie, sujet par sujet

Ses trois montagnes n'obéissaient pas à la même logique. Posées côte à côte, la différence est apparue. Théo n'est pas une négociation qu'on gagne, c'est une coparentalité qu'on construit, avec un père qu'elle aura en face d'elle aux anniversaires pendant trente ans. Le restaurant est une décision d'entreprise : quatre salariés, des fournisseurs, une saison, des chiffres. La maison, finalement, était le sujet le plus simple : du patrimoine, qui se calcule.

On n'aborde pas les trois de la même manière, ni dans le même ordre, ni avec la même urgence. Se préparer, c'est aussi arriver en sachant ce qui presse, ce qui peut attendre, ce qui se calcule et ce qui se construit. Parfois ce travail aboutit à une autre conclusion : dialoguer directement, poser une limite, ou cesser de chercher un accord pour organiser une protection.

Avant, tout se mélangeait dans sa tête en une seule bataille immense. Après, elle avait trois dossiers distincts, chacun avec sa logique, sa priorité et sa méthode.

Le travail concret : messages, limites, scénarios

Quatre séances en visio. D'abord les messages essentiels. Pas dix, deux. Elle connaît encore le premier par cœur : elle peut entendre qu'ils se séparent, elle ne peut pas accepter qu'on fasse comme si ces quinze années et ce restaurant n'étaient pas aussi les siens. Le second portait sur Théo : quoi qu'ils décident, ils le décideraient en parents, pas en adversaires.

Le travail de formulation a été décisif. Sa première version disait : tu ne vas pas me voler neuf ans de ma vie. C'est exactement la phrase qui ferme tout. Le contenu est le même, mais l'une accuse et l'autre affirme. La première déclenche une défense immédiate, la seconde oblige à entendre. C'est toute la différence entre avoir parlé et avoir été entendu.

Ensuite, deux limites absolues, écrites noir sur blanc. Ne rien signer et ne valider aucun chiffre en séance, tout ce qui est financier repassant par la notaire et l'avocate. Et aucune décision concernant Théo sous pression ou sous fatigue : si elle se sentait dire oui pour que ça s'arrête, elle demandait un report. Les phrases exactes pour poser cela sans agressivité avaient été préparées.

push_pinUne limite ne se définit pas seulement au calme chez soi. Elle se tient au moment où l'autre insiste, minimise, ou vous met sous pression.


Les moments difficiles ont été anticipés, scénario par scénario. S'il minimise sa liaison. S'il joue l'homme raisonnable face à la femme émotive. S'il avance très vite un chiffre en disant que c'est à prendre ou à laisser à cause de la saison. Pour chaque scénario, une réponse préparée, ou une non-réponse assumée. Ne pas répondre à une attaque, ou la reformuler, préserve souvent l'espace de dialogue bien mieux qu'une riposte.

Le corps, l'émotion et la sortie de secours

La régulation émotionnelle est une compétence, et comme toute compétence, elle se prépare. On contrôle difficilement une émotion. Ce qu'on contrôle, c'est le comportement qui suit.

Son signal à elle a été identifié ensemble : quand la tension monte, elle parle plus vite et ses joues brûlent. Une fois su, cela devient un tableau de bord. Joues qui chauffent : mains à plat sur la table, ralentir, respirer une fois avant de répondre. Et si cela ne suffit pas, le droit de demander une pause de cinq minutes. Savoir qu'elle avait cette sortie de secours lui a enlevé la moitié de sa peur.

Dernier chantier, le plus délicat : ses fragilités. Elle se justifie trop, explique tout dix fois, finit par perdre le fil et cède pour retrouver la paix. Après quinze ans, il connaissait ces deux boutons. Le travail a consisté à repérer quand il appuyait dessus, même sans le faire exprès, et à installer un réflexe préparé à la place du réflexe habituel.


⚠️ Avoir des fragilités n'est pas un défaut, c'est être humain. La question n'est pas d'en avoir ou non, mais de les connaître avant d'entrer dans la salle pour qu'elles ne conduisent pas à votre place aux moments décisifs.


Restait la peur de l'inconnu. Pourquoi la médiatrice allait reformuler, pourquoi elle poserait certaines questions, pourquoi elle pourrait proposer des temps séparés avec chacun, ce que couvrait la confidentialité. Résultat : le jour venu, rien ne l'a surprise. Elle ne réagissait plus à ce qu'elle imaginait.

Trois séances avec une médiatrice indépendante

Première séance : tendue, mais tenue. Très vite, le moment qu'elle redoutait le plus. En parlant de sa liaison, il lâche que c'est de l'histoire ancienne et qu'il faut avancer. Six mois plus tôt, elle aurait explosé, pleuré ou quitté la salle. Là, elle a senti ses joues chauffer, posé les mains sur la table, et dit sa phrase. Il s'est tu. La médiatrice a pu travailler à partir de là. Le message est passé parce qu'il était audible : il affirmait sa place sans l'attaquer.

Deuxième séance, le restaurant. Il arrive avec un chiffre pour racheter ses parts, sensiblement plus bas que l'estimation de la notaire, en disant qu'il faut décider vite à cause de la saison. La pression, la fatigue, l'envie que ça se termine : tout y était. La version d'avant aurait signé. La version préparée a dit qu'elle avait besoin de vérifier ce chiffre avant de se positionner. Sans agressivité, sans drame. La médiatrice a validé, le point a été reporté. Le chiffre final vérifié était nettement meilleur.

push_pinC'est ce que j'appelle utiliser la médiation au lieu de la subir. Ne pas décider sous la pression du moment, mais avec ses repères.


Pour Théo, ce fut étonnamment la partie la plus apaisée, parce qu'ils avaient le même non négociable. Une résidence alternée tenant compte des horaires du restaurant, avec un calendrier précis révisé chaque trimestre. Elle a dit sa deuxième phrase. Il a répondu que là-dessus, ils étaient d'accord. Leur premier accord depuis un an.

Un an après

L'accord final : il rachète ses parts en plusieurs échéances sur deux ans, au montant validé par la notaire. Elle continue d'assurer la comptabilité pendant un an, en prestation facturée, ce qui lui donne un revenu de transition pendant qu'elle se forme en gestion de paie. La maison est vendue, le crédit soldé, le reste partagé selon le calcul de la notaire. Théo a ses deux maisons, ses deux parents et un calendrier qui tient la route.

Ce qui a changé, dit-elle, ce n'est pas le fond juridique : les droits et les chiffres, la notaire les aurait posés de toute façon. Ce qui a changé, c'est qu'elle est entrée dans cette salle en sachant qui elle était, ce qu'elle voulait, ce qu'elle ne lâcherait pas et comment tenir. Sans la préparation, elle aurait explosé à la première séance ou tout accepté à la deuxième. Aujourd'hui, ils se parlent. Une relation fonctionnelle, apaisée, pour Théo.

Les trois moments où cette préparation a le plus servi ne sont pas là où on les attend. Le premier est AVANT la médiation, le jour où elle a cessé d'envoyer des messages à deux heures du matin : la moitié du terrain était désamorcée. Le deuxième est la phrase préparée en première séance. Le troisième, le refus de valider un chiffre sous pression : trente secondes de sang-froid et un écart de plusieurs milliers d'euros.

Les trois mouvements de toute préparation sérieuse

  • DÉCODER ce qui se joue vraiment pour vous : la blessure, le besoin de reconnaissance, la peur de céder, le rapport de force
  • AGIR SANS AGGRAVER : repérer les efforts sincères qui entretiennent le problème et les remplacer par des gestes qui apaisent
  • CHOISIR LA BONNE VOIE sujet par sujet : dialoguer, poser une limite, préparer une médiation, négocier, parfois se protéger

Se préparer à une médiation n'est ni une consultation juridique ni une thérapie. C'est un travail structuré, à la croisée de la stratégie de conflit, de la communication, de la régulation émotionnelle et de la compréhension du processus. Et ce travail se fait toujours en dehors de la médiation elle-même, qui reste l'espace du médiateur.

Votre premier pas, dès aujourd'hui

Prenez une feuille ou votre téléphone et répondez par écrit à trois questions. Qu'est-ce que je veux vraiment obtenir à l'issue de cette médiation ? Pas ce que je veux dire : ce que je veux obtenir. Quelle est la phrase que je dois absolument faire entendre ? Une seule, la plus importante. Quelle est ma limite absolue, celle que je ne peux pas franchir, même sous pression, même fatiguée, même si l'autre insiste ?

Sandrine a mis trois jours à répondre à la première. C'est peut-être le meilleur indicateur : si vous n'avez pas de réponse claire, ce n'est pas un problème, c'est précisément le signe que la préparation a quelque chose à vous apporter.

Son dernier mot pour ceux qui écoutent : on ne passe pas un entretien d'embauche sans se préparer. Une médiation qui engage votre maison, votre travail, votre enfant mérite au moins autant. Ce jour-là, ce qui se dit compte, et on ne rejoue pas la scène.

Karine BIAVA - RESOVCO (2026)

Consultante, coach et médiatrice en résolution de conflits

RESOV'CO Cabinet de Conseils et de Coaching en gestion de conflits – Cabinet de Médiation

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