Comment se préparer pour une médiation ?

Publié par Karine Biava
Le 21/05/2026

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Comment se préparer pour une médiation ?

Quoi dire. Comment rester stable. Comment dépasser vos blocages face à l’autre.

Aller en médiation peut sembler rassurant vu de l'extérieur.
Il y aura un médiateur. Le cadre sera posé. L'objectif sera de chercher une issue ensemble. C'est plus souple qu'un procès, plus humain, plus ouvert. Sur le papier, la médiation ressemble à une conversation encadrée, à un espace où les choses peuvent enfin se dire, où l'on peut tenter de sortir de l'impasse sans passer par la case tribunal.

Mais pour la personne qui va réellement y aller, les choses sont souvent très différentes. Préparer une médiation ne consiste pas seulement à préparer un dossier. C’est préparer une personne à tenir dans une situation émotionnellement chargée

⚠️La nuit d'avant, vous ne dormez pas vraiment. Vous rejouez les scènes. Vous préparez des réponses. Vous anticipez ce que l'autre va dire. Vous vous demandez si vous allez tenir. Si vous allez vous emporter. Si vous allez vous effondrer. Si vous allez réussir à formuler clairement ce que vous portez depuis des mois, parfois depuis des années, face à quelqu'un avec qui la relation est devenue une source de tension permanente.


Et quelque part, une question revient, souvent sans être formulée à voix haute : est-ce que je suis vraiment prêt pour ça ?

Pas prêt sur le dossier. Prêt à l'intérieur.

push_pinPréparer une médiation, ce n'est pas seulement préparer un dossier. C'est préparer une personne à tenir dans une situation émotionnellement chargée, stratégiquement exigeante, et souvent décisive. Et cette préparation couvre bien plus de terrain que ce que la plupart des gens imaginent.

Préparer une médiation : quoi dire, comment rester stable et dépasser vos blocages face à l'autre

On trouve aujourd'hui beaucoup d'informations sur la médiation. On peut lire comment une séance se déroule, quel est le rôle du médiateur, comment formuler une demande, comment écouter l'autre, comment garder son calme ou comment préparer ses arguments.

Ces informations sont utiles.

Mais si nous étions tous pareils, si tous les conflits se ressemblaient, et s'il suffisait de savoir pour réussir à faire, les situations conflictuelles seraient beaucoup plus simples à résoudre.

Or, dans la réalité, vous n'arrivez pas en médiation comme une personne neutre, rationnelle et parfaitement disponible. Vous arrivez avec votre conflit, votre histoire, votre charge émotionnelle, vos peurs, vos attentes, vos limites, et parfois une grande fatigue. Vous arrivez aussi face à une personne précise : quelqu'un qui peut vous déstabiliser, vous intimider, vous culpabiliser, ou réveiller en vous des réactions que vous ne contrôlez pas toujours.

C'est pour cela qu'une préparation à la médiation ne doit pas être générale. Elle doit être personnalisée, stratégique et adaptée à votre situation réelle.

push_pinAvant une médiation, vous n'avez pas seulement besoin de savoir comment "ça se passe". Vous avez besoin de savoir comment vous allez tenir, parler, écouter, décider et vous positionner dans votre situation précise, face à cette personne-là, avec vos enjeux et vos propres points de fragilité.


C'est précisément ce que propose RESOV'CO.

Pourquoi les informations générales ne suffisent pas

Voici quelque chose que beaucoup de personnes ont vécu.

Elles se sont informées sur la médiation. Elles ont lu des articles, peut-être consulté un professionnel, préparé quelques arguments. Elles savaient, en théorie, comment la séance allait se dérouler.

Et pourtant, quand elles se sont retrouvées face à l'autre, quelque chose a basculé.

Parce que savoir n'est pas faire. Dans les situations de pression émotionnelle, l'écart entre les deux peut être considérable.

Vous pouvez savoir qu'il faut rester calme. Et sentir votre colère ou votre peur monter dès que l'autre commence à parler.

Vous pouvez savoir qu'il faut poser une limite. Et ne pas réussir à la tenir parce que la pression émotionnelle devient trop forte, ou parce que la peur de paraître intransigeant est plus puissante que votre intention.

Vous pouvez savoir qu'il faut aller à l'essentiel. Et vous retrouver à vous justifier pendant dix minutes, à expliquer encore et encore, pour être enfin compris.

Vous pouvez savoir qu'il ne faut pas céder trop vite. Et accepter quand même une proposition qui ne vous convient pas, parce que vous voulez que ça s'arrête.

push_pinCes réactions ne sont pas des signes de faiblesse. Ce sont des mécanismes humains, prévisibles, et évitables lorsqu'on les a anticipés.


La différence entre une personne qui tient dans une médiation et une personne qui la subit, ce n'est presque jamais une différence d'information. C'est une différence de préparation personnalisée.

Votre médiation ne ressemble à aucune autre

Voici ce que les conseils généraux ne peuvent pas faire à votre place.

Ils ne peuvent pas tenir compte de votre situation précise. De l'histoire entre vous et l'autre. De ce qui s'est passé, de ce qui a été dit ou n'a jamais été dit.

Ils ne peuvent pas tenir compte de l'attitude de cette personne précise. Quelqu'un qui affronte un ancien conjoint ne vivra pas la médiation de la même façon que quelqu'un qui fait face à un associé, à un employeur, à un frère ou à un voisin. Chaque relation a sa dynamique propre. Chaque personne a sa façon de vous atteindre là où ça fait mal, de vous faire réagir.

Ils ne peuvent pas tenir compte de vos enjeux réels. Derrière chaque conflit, il y a ce qui est apparent, et il y a ce qui est vraiment en jeu : votre sécurité, votre réputation, votre famille, votre place, votre dignité.

Et surtout, les conseils généraux ne peuvent pas tenir compte de vos propres fragilités. Vos mécanismes personnels dans les situations de conflit ou de pression. Ce que vous avez tendance à faire quand la tension monte, quand l'autre vous déstabilise, quand vous sentez que vous perdez le fil.

Certaines personnes ont du mal à dire non, par peur de décevoir ou de passer pour quelqu'un de difficile. D'autres ont tendance à tout justifier pour être enfin comprises, et perdent le fil de leur propre message. D'autres encore se taisent au moment précis où elles devraient parler, et ne retrouvent leurs mots qu'une fois rentrées chez elles.

Ces mécanismes ne disparaissent pas parce qu'on a lu un article sur la médiation. Ils apparaissent exactement aux moments les plus importants.

push_pinC'est pour cela qu'une préparation utile tient compte de vous. De votre façon à vous de réagir dans les situations de tension, de vous défendre, de vous protéger ou, au contraire, de vous effacer.

Pourquoi une médiation peut faire peur, même quand on la souhaite

Beaucoup de personnes arrivent en médiation avec une contradiction intérieure puissante. D'un côté, elles espèrent que cette rencontre va permettre de sortir de l'impasse. De l'autre, elles redoutent fortement le moment lui-même.

Ce n'est pas incohérent. C'est humain.

Quand un conflit dure, l'autre personne n'est plus simplement "l'autre partie". Elle devient associée à quelque chose de beaucoup plus lourd : de la tension, de la colère, de l'humiliation, du sentiment d'injustice, de la méfiance, parfois de la peur profonde. Et la simple idée de se retrouver dans le même espace, même encadré par un médiateur, peut réactiver en quelques secondes l'ensemble de ce système émotionnel.

La nuit d'avant, vous ne dormez pas vraiment. Vous rejouez les scènes. Vous préparez des réponses. Vous anticipez ce que l'autre va dire. Vous vous demandez si vous allez tenir, si vous allez vous emporter, si vous allez vous effondrer, si vous allez réussir à formuler clairement ce que vous portez depuis des mois, parfois depuis des années.

Être prêt ne veut pas dire avoir un discours parfait. Être prêt signifie avoir travaillé suffisamment en amont pour ne pas entrer dans la médiation uniquement avec son stress, sa colère, son sentiment d'injustice ou son besoin de réparation. Cela signifie avoir quelque chose à quoi se raccrocher quand la pression devient trop forte.

La peur de l'inconnu : une source d'anxiété souvent sous-estimée

Il existe une dimension que beaucoup de personnes ne formulent pas, mais qui explique une grande partie de l'anxiété pré-médiation : la peur de l'inconnu.

On connaît le conflit. On connaît l'historique. Mais on ne sait pas ce qui va se passer dans la salle. On ne sait pas comment l'autre va se comporter. On ne sait pas comment on va réagir soi-même. Et on ne sait pas si on va être capable de tenir tout au long de la rencontre.

⚠️Les travaux de Lazarus et Folkman sur l'évaluation cognitive des situations stressantes montrent que ce qui détermine notre réaction face à une situation perçue comme menaçante, ce n'est pas seulement la situation elle-même. C'est l'évaluation que nous en faisons : est-ce que j'ai les ressources nécessaires pour y faire face ? Avant une médiation, la plupart des personnes ne réagissent pas seulement aux faits du conflit. Elles réagissent à ce qu'elles imaginent. Et cela dépend directement de leur histoire, de leur relation avec l'autre, et de leurs fragilités propres.

push_pinL'inconnu est souvent plus épuisant que la réalité. Et une grande partie de cet inconnu peut être réduite, pas éliminée, mais considérablement réduite. Comprendre comment une médiation se déroule vraiment, comprendre ce que fait le médiateur et pourquoi, anticiper les moments difficiles : tout cela diminue la peur. Pas parce qu'on contrôle tout. Mais parce qu'on est moins surpris par soi-même.

Le droit ne représente que 15 à 20 % de ce qui se joue

C'est probablement le point le plus sous-estimé, et le plus important à comprendre avant une médiation.

⚠️Dans la majorité des conflits qui arrivent en médiation, le droit compte. Il peut donner un cadre, rappeler des règles, poser des limites. Mais le conflit réel que vivent les personnes ne se réduit pas au droit. Le plus souvent, le juridique ne représente qu'une part minoritaire de ce qui est vraiment en jeu : entre 15 et 20 % dans la plupart des situations.


Le reste, ce sont des enjeux humains. Et ils sont souvent bien plus puissants que les enjeux juridiques.

Derrière un litige financier entre associés, il peut y avoir une trahison vécue, une question de loyauté brisée. Derrière un conflit familial, une lutte pour la reconnaissance, des décennies de non-dits qui remontent. Derrière un désaccord professionnel, une atteinte à l'identité, au statut ou à la crédibilité. Derrière une séparation difficile, des blessures qui n'ont rien à voir avec un contrat ou une somme d'argent.

Une préparation uniquement juridique laisse tout cela de côté.

Vous pouvez savoir exactement ce que vous êtes en droit de demander. Et le jour de la médiation, ne pas réussir à le défendre parce que vous avez perdu vos moyens, ou parce que l'une de vos fragilités a pris le dessus au mauvais moment.

Vous pouvez avoir préparé tous vos arguments. Et vous laisser entraîner sur un terrain secondaire parce que l'autre a dit quelque chose qui vous a atteint là où ça fait vraiment mal.

push_pinCe n'est pas un problème de volonté. C'est un problème de préparation incomplète.

Comprendre le processus de médiation : une préparation souvent oubliée

Beaucoup de personnes arrivent en médiation avec une représentation très floue de ce qui va se passer. Elles savent que le médiateur est neutre, qu'il n'impose pas de décision. Mais elles ne savent pas vraiment comment la séance s'organise, pourquoi le médiateur pose certaines questions, pourquoi il reformule, pourquoi il peut proposer des temps séparés.

Cette méconnaissance génère de l'inquiétude supplémentaire. Et elle peut amener à mal interpréter ce qui se passe dans la salle, à se sentir déstabilisé par quelque chose qui fait pourtant partie du processus normal.

push_pinComprendre le rôle du médiateur et la logique du processus fait partie d'une préparation complète. Ce n'est pas de la technique. C'est de la sécurité intérieure. Et la sécurité intérieure, dans une situation émotionnellement chargée, change tout.

Ce qu'il faut vraiment préparer

Préparer une médiation sérieusement, ce n'est pas apprendre des phrases toutes faites. C'est travailler plusieurs dimensions, de façon personnalisée, en tenant compte de votre situation, de l'autre et de vos fragilités propres.

La première dimension est la clarification et la hiérarchisation des faits. Non pas pour transformer la rencontre en plaidoirie, mais pour éviter de se perdre dans les détails. Sans ce travail préalable, on arrive avec tout en même temps : les faits, les reproches, les attentes, les rancœurs. Avec lui, on peut organiser sa pensée avant d'entrer dans la salle.

La deuxième dimension est la construction du message. Ce que vous avez vraiment besoin de faire entendre, et surtout comment le formuler pour être entendu par cette personne précise, dans ce contexte précis. La formulation compte énormément. Une même information, dite de deux façons différentes, peut ouvrir ou fermer la discussion. Ce travail ne relève pas de la manipulation. Il relève de la communication réelle, celle qui permet d'être entendu plutôt que simplement d'avoir parlé.

La troisième dimension est la définition et le maintien du positionnement. Ce qui est négociable, ce qui ne l'est pas, où est votre marge réelle. Le Program on Negotiation de Harvard place cela au cœur d'une négociation réussie : distinguer ses positions de ses intérêts réels, et savoir à l'avance ce qu'on fera si la médiation n'aboutit pas. En théorie, on connaît ses limites. En pratique, dans le moment de tension, les tenir est une autre histoire.

La quatrième dimension est la régulation émotionnelle. Les travaux de James Gross ont montré qu'on peut agir sur le processus émotionnel avant que l'émotion ne prenne le dessus. Comment reconnaître que vous montez en tension ? Comment ralentir avant de répondre ? Comment gérer le moment où vous sentez que vous êtes en train de vous perdre dans la réaction ? Ce sont des compétences concrètes, adaptées à vos déclencheurs spécifiques.

La cinquième dimension est la stratégie de communication dans la rencontre. À quel moment parler, à quel moment se taire, comment rester positionné sur ce qui compte vraiment quand la pression cherche à vous en écarter. Ce niveau est souvent le plus négligé, et c'est pourtant celui qui fait la différence entre utiliser la médiation et la subir.

push_pinLa sixième dimension est l'identification et le dépassement de vos fragilités propres. C'est probablement la dimension la plus importante et la moins souvent travaillée. Vous avez des mécanismes personnels dans les situations de conflit et de pression. La question n'est pas d'en avoir ou non. La question est de les connaître avant d'entrer dans la salle, pour qu'ils ne prennent pas les commandes au moment décisif.

Préparer les moments qui peuvent tout faire basculer

Dans toute médiation chargée, il existe des instants particulièrement délicats. Des moments où la situation peut basculer très rapidement si vous n'y êtes pas préparé.

Ces moments sont prévisibles dans leur nature, même si leur contenu précis ne l'est pas toujours. L'autre nie ce que vous avez vécu. Une attaque personnelle arrive, pas sur les faits, sur vous. Une proposition inattendue est faite et la pression du moment vous pousse à répondre vite, alors que vous avez besoin de temps. Vous sentez que vous allez vous figer ou exploser, et vous ne savez pas quoi faire de ça dans la salle.

La différence entre une personne qui traverse ces instants sans se perdre et une personne qui s'y laisse emporter est presque toujours la même : l'une les avait anticipés, l'autre non.

push_pinPréparer une médiation, c'est aussi préparer ces instants-là. Décider à l'avance comment vous allez réagir quand la situation devient difficile, quand la pression monte, quand l'autre dit quelque chose qui vous atteint. Ces repères ne s'improvisent pas dans la salle. Ils se construisent avant.

Une médiation, c'est un entretien important avec une charge émotionnelle en plus

On prépare un entretien d'embauche. On prépare une prise de parole importante. On prépare une négociation commerciale. On prépare une réunion stratégique difficile. On n'arrive pas dans ces moments en improvisant, surtout quand les enjeux sont réels.

Alors pourquoi considèrerait-on qu'une médiation, qui implique souvent des enjeux relationnels, financiers, familiaux ou professionnels majeurs, n'aurait pas besoin d'être préparée avec la même rigueur ?

La différence avec un entretien d'embauche, c'est que vous n'arrivez pas dans une situation neutre. Vous arrivez avec un conflit. Avec une histoire. Avec de la tension dans le corps. Avec des mois ou des années de malentendus, de blessures, de fatigue ou d'injustice accumulés. Vous ne venez pas seulement présenter une position. Vous venez avec tout ce que vous portez.

push_pin⚠️Et une médiation, c'est souvent un ONE SHOT. Ce qui se dit ce jour-là peut avoir des conséquences durables. Une parole claire peut ouvrir. Une limite bien tenue peut créer du respect. Une phrase mal posée peut braquer l'autre. Une concession faite sous pression peut laisser un regret que vous porterez longtemps. Une émotion débordante peut détourner la rencontre vers une impasse.

Ce que RESOV'CO propose

RESOV'CO propose des séances individuelles de préparation stratégique à la médiation.

Ce n'est pas une consultation juridique. Ce n'est pas un espace de soutien psychologique généraliste. C'est un travail concret, personnalisé, à la croisée de la stratégie de conflit, de la communication, de la régulation émotionnelle et du positionnement personnel.

Une séance commence par une analyse de votre situation réelle : nature du conflit, historique, niveau de tension, enjeux vrais, personnes concernées, objectifs. On identifie ce qui se joue vraiment, parce que ce n'est pas toujours le sujet apparent. Derrière une somme d'argent, il peut y avoir une question de respect. Derrière un désaccord professionnel, une atteinte à l'identité.

Ensuite, tout le travail s'adapte à vous. À votre façon de réagir dans les situations de pression. À ce que vous savez de l'autre. À vos enjeux spécifiques. Et à vos fragilités propres dans ce type de situation.

On travaille vos messages essentiels, vos limites, les moments difficiles, votre régulation émotionnelle de façon concrète, et vos faiblesses pour qu'elles ne prennent pas les commandes au moment décisif.

On travaille aussi votre stabilité. Parce qu'on peut préparer la tête et oublier le corps. Or le corps parle avant vous dans la salle : il se ferme, se crispe, tremble. Apprendre à le reconnaître et à le réguler, même sommairement, fait une différence réelle.

push_pinL'objectif n'est pas de vous transformer en quelqu'un d'autre. C'est de vous aider à rester vous-même, mais avec plus de solidité, plus de clarté et plus de stratégie.

Ce que cette préparation change concrètement

Les personnes qui arrivent en médiation sans préparation réelle font souvent les mêmes choses : elles donnent trop d'informations dans la précipitation, se laissent entraîner sur des sujets secondaires, acceptent ou refusent des propositions sans avoir le recul nécessaire, et regrettent ensuite ce qu'elles ont dit ou ce qu'elles n'ont pas dit.

Les personnes qui arrivent vraiment préparées font quelque chose de différent. Elles savent pourquoi elles sont là. Elles savent ce qui est important pour elles et ce qui ne l'est pas. Elles savent quand parler et quand se taire. Elles peuvent mieux comprendre ce que fait le médiateur et utiliser ses questions intelligemment. Elles reviennent à leur objectif quand la pression monte. Elles utilisent la médiation au lieu de la subir.

push_pinLa préparation ne garantit pas un accord. Mais elle augmente considérablement les chances d'être présent, clair et aligné avec ses propres intérêts tout au long de la rencontre.

Avant de vous retrouver face à l'autre

Beaucoup de personnes attendent trop longtemps avant de demander de l'aide. Elles pensent qu'elles vont gérer seules. Elles se disent qu'elles verront bien le jour venu. Elles espèrent que le médiateur saura contenir la situation.

Le médiateur peut beaucoup. Mais il ne peut pas préparer à votre place ce qui se passe en vous.

Avant une médiation, posez-vous ces questions avec honnêteté.

Est-ce que je sais vraiment ce que je veux obtenir, pas seulement ce que je veux dire ?

Est-ce que je sais comment je vais réagir si l'autre m'attaque, nie ou me déstabilise ?

Est-ce que je connais mes propres fragilités dans ce type de situation, et est-ce que je sais comment les gérer ?

Est-ce que je sais quelle est ma limite réelle, et comment je vais la tenir sous pression ?

Est-ce que je suis réellement préparé pour ce conflit précis, avec cette personne précise ?

push_pinSi la réponse est non, ou incertaine, une séance de préparation personnalisée peut changer quelque chose de réel.


Il peut toujours y avoir des informations générales et des règles utiles. Mais si nous étions tous pareils et s'il suffisait de savoir pour faire, les conflits seraient beaucoup plus simples. Préparer personnellement ce moment, ce n'est pas une faiblesse. C'est une décision intelligente.

push_pinAvant une médiation, vous n'avez pas besoin d'être parfait. Vous avez besoin d'être préparé. Pour votre conflit. Avec vos forces et vos fragilités. Face à cette personne-là.


Prenez rendez-vous avec RESOV'CO pour une séance individuelle de préparation stratégique à la médiation, en visio, disponible partout en France et à l'international.

FAQ RÉVISÉE : 5 QUESTIONS

1. En quoi une séance de préparation chez RESOV'CO est-elle différente des informations générales qu'on trouve sur la médiation ?

Les informations générales sur la médiation vous expliquent comment le processus fonctionne. Elles peuvent être utiles pour comprendre le cadre. Mais elles ne tiennent pas compte de votre situation précise, de l'attitude de l'autre, des enjeux réels de votre conflit, ni de vos propres fragilités dans ce type de situation. Or ce sont ces quatre éléments qui vont déterminer comment vous vivez réellement la médiation. C'est exactement ce sur quoi RESOV'CO travaille avec vous : une préparation construite à partir de vous, pas à partir d'un modèle général.

2. En quoi est-ce différent de consulter un avocat avant une médiation ?

Un avocat prépare le volet juridique : ce que vous pouvez demander, les arguments légaux, les risques. C'est indispensable quand le conflit a une dimension légale significative. Mais dans la grande majorité des conflits, le juridique ne représente que 15 à 20 % de ce qui se joue réellement en médiation. Le reste se joue dans la relation, les émotions, la communication, la capacité à tenir sa position sous pression et à dépasser ses propres blocages. C'est cette partie que RESOV'CO prépare, et que personne d'autre ne travaille à votre place.

3. Comment la préparation tient-elle compte de mes propres faiblesses ?

Une partie essentielle du travail consiste à identifier vos mécanismes personnels dans les situations de conflit ou de pression : peur de l'affrontement, tendance à vous justifier, difficulté à dire non, tendance à céder, à exploser, ou à vous figer. Ces mécanismes sont prévisibles et évitables quand on les a anticipés. L'objectif n'est pas de vous juger, mais de vous permettre d'entrer dans la salle en ayant préparé ces points de fragilité spécifiques, pour qu'ils ne prennent pas les commandes au moment décisif.

4. À quel moment demander une séance de préparation ?

Le plus tôt possible après avoir accepté ou décidé d'aller en médiation. Une préparation idéale couvre l'analyse de la situation, le travail sur les messages et les limites, la préparation des moments difficiles, et le travail sur vos fragilités. Cela prend du temps et ne s'improvise pas la veille. Cela dit, même une séance concentrée peu avant la date prévue est bien plus efficace qu'aucune préparation du tout.

5. Est-ce que se préparer avec RESOV'CO peut nuire à la médiation ou au médiateur ?

Non. La préparation stratégique à la médiation n'est pas une préparation au combat. Elle ne vise pas à manipuler le médiateur ni à construire une stratégie contre l'autre partie. Elle vise à vous permettre de participer pleinement, clairement et avec plus de stabilité au processus. Un médiateur préfère travailler avec des personnes qui savent ce qu'elles veulent dire, ce qu'elles veulent obtenir, et qui peuvent le formuler sans être submergées par leur propre charge émotionnelle.

TEST RÉVISÉ : ÊTES-VOUS VRAIMENT PRÊT POUR VOTRE MÉDIATION ?

10 questions : 3 réponses : score sur 30


Répondez honnêtement. Notez votre lettre à chaque question. Puis reportez-vous aux résultats.


Question 1 : Avant cette médiation, comment décririez-vous votre niveau d'information sur la médiation et votre niveau de préparation réelle ?

  • A. Je sais globalement comment ça fonctionne, mais je ne me sens pas vraiment préparé à ce qui va se passer pour moi, dans mon conflit précis (1 point)
  • B. Je me suis informé et j'ai quelques repères, mais je ressens encore des zones d'incertitude importantes sur ce que je vais vivre (2 points)
  • C. Je comprends le processus ET j'ai travaillé ma préparation personnelle en fonction de ma situation et de mes propres fragilités (3 points)

Question 2 : Avez-vous identifié vos propres mécanismes de fragilité dans les situations de conflit ou de pression avec cette personne ?

  • A. Non, je n'ai pas vraiment réfléchi à ça (1 point)
  • B. J'ai une idée générale de ce qui me déstabilise, mais je n'ai pas travaillé comment gérer ces moments (2 points)
  • C. Oui, je sais ce qui risque de me faire réagir et j'ai préparé comment l'anticiper (3 points)

Question 3 : Pouvez-vous formuler en une phrase ce que vous voulez vraiment obtenir à l'issue de cette médiation, pas seulement ce que vous voulez dire ?

  • A. Non, ou ma réponse changerait selon les jours (1 point)
  • B. J'ai une idée, mais je n'arrive pas encore à la formuler clairement (2 points)
  • C. Oui, et j'ai travaillé comment le formuler pour être entendu par cette personne précise (3 points)

Question 4 : Imaginez que l'autre, pendant la médiation, nie ce que vous dites ou minimise ce que vous avez vécu. Quelle est votre réaction probable ?

  • A. Je sens que je vais exploser, me bloquer ou perdre complètement mes moyens (1 point)
  • B. Je vais être touché et déstabilisé, mais je pense pouvoir m'en remettre (2 points)
  • C. J'ai déjà réfléchi à ce moment précis et j'ai une façon de le gérer adaptée à ce que je connais de l'autre (3 points)

Question 5 : Avez-vous une limite absolue de négociation dans cette médiation, et êtes-vous confiant dans votre capacité à la tenir ?

  • A. Je sais ce que je ne veux pas, mais je doute de pouvoir la tenir si l'autre insiste ou si la pression monte (1 point)
  • B. J'ai identifié ma limite, mais je ne suis pas certain de savoir comment réagir si l'autre cherche à me faire changer d'avis (2 points)
  • C. Oui, et j'ai préparé comment tenir cette limite concrètement, en tenant compte de mes fragilités propres dans ce type de situation (3 points)

Question 6 : La nuit avant une médiation importante, comment vous sentez-vous généralement ?

  • A. Je dors mal, je rejoue les scènes, je me réveille épuisé et je ne sais pas vraiment comment me préparer (1 point)
  • B. Je suis préoccupé et mes pensées tournent, mais j'arrive quand même à me reposer (2 points)
  • C. Je peux me reposer parce que j'ai travaillé ma préparation en amont et que j'ai des repères concrets (3 points)

Question 7 : Avez-vous anticipé les moments difficiles propres à votre situation : les sujets qui peuvent vous faire réagir, les formulations que l'autre utilise pour vous déstabiliser ?

  • A. Non, je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre avec cette personne (1 point)
  • B. J'ai une idée de ce qui peut se passer, mais je n'ai pas de plan pour le gérer (2 points)
  • C. Oui, j'ai préparé ces moments en tenant compte de ce que je connais de l'autre et de mes propres réactions (3 points)

Question 8 : Si vous sentiez pendant la médiation que vous montez en tension et que vous risquez de perdre vos moyens, que feriez-vous ?

  • A. Je ne sais pas. Je réagirais sur le moment sans avoir de stratégie (1 point)
  • B. J'essaierais de respirer ou de me calmer, mais sans certitude que ça marcherait (2 points)
  • C. J'ai des repères concrets adaptés à mes propres déclencheurs : je sais comment ralentir, quand demander une pause (3 points)

Question 9 : Avez-vous réfléchi à la façon dont vos propres fragilités, peur de décevoir, besoin d'être compris, difficulté à dire non, risquent d'affecter votre comportement dans cette médiation précise ?

  • A. Non, je n'ai pas abordé ce niveau de préparation (1 point)
  • B. J'ai réfléchi à certaines de ces fragilités, mais sans plan concret pour les gérer (2 points)
  • C. Oui, j'ai travaillé ces points spécifiquement en lien avec ce conflit et cette personne (3 points)

Question 10 : En toute honnêteté, est-ce que votre préparation actuelle tient compte de votre situation précise, de l'attitude de l'autre, des enjeux réels du conflit et de vos propres points de fragilité ?

  • A. Non. J'ai des informations générales, mais rien de personnalisé (1 point)
  • B. Partiellement. J'ai réfléchi à certains aspects, mais il manque une vision d'ensemble (2 points)
  • C. Oui. Ma préparation est construite à partir de ma situation, de ce que je sais de l'autre et de mes fragilités propres (3 points)

Résultats

10 à 16 points : une préparation complète et personnalisée est indispensable

Vous avez des informations générales, mais pas de préparation réelle adaptée à votre situation, à l'autre et à vos fragilités. Dans cet état, vous risquez de subir la médiation au lieu de l'utiliser. Les conséquences peuvent être durables. RESOV'CO propose des séances individuelles de préparation stratégique à la médiation, en visio. Prenez rendez-vous sur resovco.fr


17 à 23 points : vous avez des bases, mais des zones de fragilité à travailler

Vous avez réfléchi à certains aspects, mais il reste des dimensions non préparées, notamment vos fragilités propres et les moments difficiles liés à cette personne précise. Une ou deux séances ciblées peuvent faire une différence significative. RESOV'CO vous aide à identifier et travailler ces points précisément. Retrouvez-nous sur resovco.fr


24 à 30 points : bonne base, un regard extérieur peut encore renforcer votre préparation

Vous êtes dans une meilleure position que la majorité des personnes qui arrivent en médiation. Une séance de vérification et d'affûtage avec un regard extérieur peut vous permettre d'arriver encore plus solide sur les quelques points que vous n'avez peut-être pas encore anticipés. RESOV'CO sur resovco.fr





Karine BIAVA - RESOVCO (2026)
Consultante, coach et médiatrice en résolution de conflits
RESOV'CO Cabinet de Conseils et de Coaching en gestion de conflits – Cabinet de Médiation
Site RESOV'CO - https://www.resovco.fr
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